Revenant sur le texte que lui a transmis François Bon généreusement (merci mais elle voulait l'acheter en ligne à 1 euro 30 http://www.publie.net/tnc/spip.php?article105), un très sensible texte à un moment où le temps manque pour aborder les 1000 pages de 2666 de
Roberto Bolano alors qu'elle n'en est que page 70 des Démons de Dosto, il n'y a ici que trente-deux pages très aérées, il y a ici aussi toute la vie de Jacques Josse que je découvre en photo
aussi et dans le texte sur le blog de FBon mis en ligne quelques heures plus tôt (http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1235), lectures croisées et vertige, ici pris en plein dans le texte
Dormants:
Eplorée, foulard crème, joues grises, relit, traits tirés, les
exvoto
réunis sous le porche d’une chapelle bâtie pour honorer
les péris, à mi-pente, sur le granit bleu, entre Paimpol et
Bréhat.
Imagine, cassée en deux devant un mur humide, de nombreux
doris pris dans des tentures de brume – avec, givrés
dedans, des rameurs aux yeux hagards – puis, venue du
dessous, une série de plaintes furtives, sorties d’un requiem
joué par un squelette (phalanges d’or et cheveux ébouriffés
par les vagues) sur un piano resté stable et bien accordé
sous l’eau.

