Lundi 30 juin 2008
C'est une évidence qu'il n'accepte pas, il n'aura pas assez de ce qui lui reste de vie pour lire tout ce qu'il projette de lire, écrire ce qui est à écrire, il ne se tiendra surtout pas au courant de la rentrée littéraire, il ne perdra plus de temps en conciliabule comme hier:
par Patrick Froehlich publié dans : lire/écrire
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Dimanche 15 juin 2008

Dimanche 15 juin 2008: Ce livre traduit en Suisse par Walter Weideli, se nomme dans la traduction française de Bernard Lortholary, Le commis.
En parallèle De rerum natura. Lucrèce s'attaque aux doctrines de la métempsychose.
Son café est au lait avec un édulcorant (sucralose), elle écrit sur une rupture avec elle-même. 

par Patrick Froehlich publié dans : lire/écrire
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Lundi 19 mai 2008

Lundi 19 mai 2008: Entre Les détectives sauvages de Roberto Bolaño et le texte dont l'oralité est à travailler dans un paquet de trente pages, elle prend un café au lait avec édulcorant, elle pense à la mise en texte de sa réalité au tournant de ce siècle amorcé depuis huit ans.

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Lundi 21 avril 2008
Dans le manque de repère apparent, apparaît une communauté de lecture un matin, révélée par les éditions Argol (www.argol-editions.fr). On y retrouvera Valère Novarina (et Jacques Roubaud/Florence Delay prédemment cités http://epreuves.over-blog.com/article-18889835.html, Philippe Forest, Eric Chevillard, Frédéric-Yves Jeannet entre autre). Rencontre croisée écriture/photo, écriture/peinture dans laquelle par ailleurs se situe la présente écriture en cours hors blog.
 
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Jeudi 10 avril 2008
elle découvre sur http://www.publie.net/tnc/spip.php?article114 Michel Falempin, "connais pas", elle commande un exemplaire de L'écrit fait masse épuisé, introuvable, à 2 euros d'occase: les bougresses en haie foulent l'armoise et la rue; des vespasiennes au porche historié du bordeau, leurs perruques brasillent; la brume lacrymogène, à l'aube, sur des landes, recouvre des battues de soudards dans des brousailles de finis-terrae; On n'a plus le droit d'écrire comme ça, interdit,  c'était les années..., dit-elle, en retournant à sa propre écriture interdite. A quand une mise en ligne numérique de ce texte pour un accès et une diffusion plus large que jamais?, de ce livre édité par Jean Ristat, qui édite le premier samedi de chaque mois Les Lettres Françaises en supplément de l'Huma, difficile de trouver l'Huma chez un marchand de journaux le samedi par ici, ça existe encore? qui lit ça?
 
 
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Mardi 8 avril 2008
D'abord il y avait eu cet exemplaire des Yeux verts des cahiers du cinéma au Relay de l'aéroport de Prague, qu'est-ce que ça fait là?, introuvable en France, puis il y avait eu l'été 80 qui n'a pas bonne presse et aussi L'enfant qu'elle lit sur un CD puis Yann Andréa Steiner  qui a encore moins bonne presse alors que de ce livre elle pourrait retranscrire ici chaque page comme cette page 51 de son Folio 3503 qu'elle rouvre comme quelque chose de sacré sans qu'elle ne sache plus ce que "sacré" veut dire:
Et voici: Soudain les nuits ont été chaudes. Et puis les jours.
Et les petits enfants des colonies ont fait la sieste sous les tentes bleues et blanches.
Et l'enfant qui se tait avait les yeux fermés et rien ne le distinguait des autres enfants.
Et la jeune monitrice était venue près de lui. Et il avait ouvert les yeux. Tu dormais? Toujours ce sourire d'excuse, il ne répond pas. Tu ne sais pas quand tu dors? Il sourit encore, il dit qu'il ne sait pas bien.
Tu as quel âge? Six ans et demi il dit. La monitrice, ses lèvres tremblent. Je peux te faire un baiser? Il sourit, oui.
par Patrick Froehlich publié dans : lire/écrire
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Dimanche 30 mars 2008
Dans l'émission d'une voix, l'instauration est une rétrospection. La tresse qui constitue la voix est sans modèle. La voix ne précède donc le texte sous aucune forme, elle ne se donne nulle part avant qu'un ensemble de phrases se soient formées... (Pierre Alferi)

















L'ennemi (R Pinget)
par Patrick Froehlich publié dans : lire/écrire
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Lundi 24 mars 2008

Littérature, Politique, Olivier Rolin (http://www.publie.net/tnc/spip.php?article23): Je ne vois pas pourquoi écrire si ce n’est en effet pour arriver à de la beauté avec les mots. Il s’agit de savoir si la littérature est un divertissement, un rite social, ou bien un art, l’art des mots. Raconter des histoires, transmettre des idées, témoigner, des tas d’institutions bavardes s’occupent de ça, les grands-mères (du temps au moins qu’elles savaient « raconter des histoires »), l’université, les médias, le cinéma, même les partis politiques. Tramer de la beauté avec les mots, en revanche, est proprement l’objet de la littérature. Seulement on ne sait pas du tout en quoi consiste cette « beauté » verbale.
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Jeudi 20 mars 2008
Autour, des livres français, publiés récemment (12 derniers mois), absents des librairies (dont ceux de la collection Déplacement 2007), beaucoup sont introuvables sur le nouveau site des libraires indépendants (Place des libraires http://www.placedeslibraires.fr/). Que deviennent leurs auteurs dans la vie? ces livres ne méritaient-ils pas d'être publiés pour être lus? Y a-t-il eu erreur si le livre n'a pas trouvé son publique et que la Place des libraires ne lui permettra guère plus la rencontre? (ce site débute, ces livres sont par ailleurs accessibles sur www.fnac.com à qui le veut).
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Samedi 15 mars 2008
Elle avait jeté tous les livres qu'elle avait écrits. Puis tous les livres qu'elle avait lus ou qui étaient en attente.

Depuis 2004, elle avait attendu que ça revienne, elle décide aujourd'hui qu'elle n'attendra plus.

Elle s'y est remise mille fois, cette fois-ci sera la bonne, se dit-elle devant ce tableau, me dis-je en refermant son livre publié en 1992.
photo4.jpg



(http://www.photobis.com/alain_bachelard/)
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Jeudi 13 mars 2008
Elle court, elle court après son écriture refermée

Ou encore l'écriture l'a emmenée au-delà de l'écriture
par Patrick Froehlich publié dans : lire/écrire
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Jeudi 13 mars 2008
Dans ce livre acheté l'année dernière à l'aéroport de Prague et ouvert seulement ce matin, elle avait écrit en 1992: "Il suffit parfois de l'épiphanie d'une image pour que le langage d'un coup se plombe et s'épuise et que la pensée s'égare." Elle ne donne plus accès public à son langage.
par Patrick Froehlich publié dans : lire/écrire
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Jeudi 13 mars 2008
Elle porte une attention vive, bien qu'elle n'avait pas tout dit elle avait tout écrit, elle s'est retirée, ce qu'elle a à dire n'est plus pour nous depuis 2004, perdues sont ses phrases, perdues ou réservées à l'enfant ou encore son écriture ne fonctionne plus c'est tout comme, nous avons un peu plus d'une page "du même auteur" à lire ou relire. 
Et sortir hors de soi les paroles à l'enfant: il est trop tôt pour ne plus écrire, beaucoup trop tôt, le silence est loin d'être atteint.
par Patrick Froehlich publié dans : lire/écrire
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