Il se rappelle d'une vie en couleurs, comme c'est en
dehors de Norlensk dont il ne sort pas, pas encore c'est trop tôt pour revenir avec de la matière de compromission jusqu'au cou, dans Mephisto for ever qui se joue devant lui, ça doit cesser, cette
pièce de Tom Lanoye doit cesser comme tout...
Il y a eu aussi le
verset claudélien prononcé dans l’espace ceint de Norlensk. Le verset lancé dans l’espace donne sens, les scènes trop longues de Claudel prennent au corps quand la fatigue est dépassée. Il y a
un contenu bien sûr dans Partage de midi, et une forme, une forme organique...
Plus de théâtre possible comme toute écriture était devenue progressivement impossible après la réduction à des mots dans les
dernières pièces écrites par Jon Fosse : (Violet p. 176)
oui oui/oui c’est peut être comme ça/mais ce n’est pas vrai pour autant/bref...
Jon Fosse s’est demandé comment écrire après Thomas Bernhard, il a refermé Thomas Bernhard après l’avoir traduit en norvégien. Claude Régy
rouvre Jon Fosse en mettant en scène son Jon Fosse, poussant la représentation théâtrale vers la perte de la couleur, la perte d’ombre des corps,...
Face à la scène vide, dans l'oubli de toute représentation, mais avec le souvenir vif comme moteur, les mots sont à écrire pour prendre corps et chair, que les mots
deviennent matière organique pour dépasser toute notion d'écriture littéraire.
(Partage de midi à
Norlensk)
Au détour de Norlensk, devant cette scène vidée de toute présence, comment donner matière organique à ses mots? Manquait la lutte contre la compromission progressive.
Il a maintenant toute la matière pour reprendre le texte et lui donner la liberté d'exister. Klaus Mann dans Le Tournant:...
Il n'y a pas de café dans cette ville, c'est la mort
jusqu'à lundi soir, il est obligé de boire de la tisane, plutôt mourir en lisant: "Comme peut-être eussions-nous eu de la peine à nous accorder sur le choix, et que le mérite de ces dames n'était
pas si égal, que nos inclinations nous...
Un peu de chaleur retrouvée après ce contact, la froideur absolue proposée sur myspace: http://www.myspace.com/weinbergger, il sort de sa poche son Histoire amoureuse des Gaules en décalage complet ("Nous avons été tous deux
bien aise que vous le sussiez afin que vous n'en prétendiez cause...
ça lui fait du bien de s'aérer un peu, même dans cet air pourri, ce lieu déserté. On ne lui parlera pas mal ici, il tombe sur une vidéo de Bill Viola dans un
coin obscur, http://www.blinkx.com/video/bill-viola/ZDyTAWxXh5PPowDvulYvHw, vidéo en boucle sur daily motion, qui avait...
Il ne les avait pas cru quand on lui avait dit qu'à Norlensk (http://www.norlensk.com/infiltrations.html),
étaient cachés quelques tableaux dont ce Soulages, référencé dans une galerie connue, estimée, selon le catalogue raisonné établi par Pierre Encrevé, trois forts volumes qui avaient...
Il a aussi d'autres livres (Histoire amoureuse des Gaules) qu'il emmènera pour l'été à Norlensk (http://www.norlensk.com/norlensk1.html), il hésite encore à s'y rendre, lui
courir après (à condition que Lutz Bassmann soit ailleurs), elle serait passée par là et comme il ne...
Il réécoute Kathleen Ferrier dans les Rückert Lieder.
Il lit maintenant, tout de suite, laissant tomber toute autre urgence, la profession de foi du vicaire savoyard, un vieux truc sur l'étagère en dessous des Céline.
Il boit maintenant un café et le regrettera dans la nuit.
Rentrant le soir après qu'on lui a mal parlé, il se dit que jamais la fiction n'atteindra la réalité, sauf dans Céline, peut-être d'autres qu'il n'a pas en tête
présentement, il écoute le premier prélude de Debussy et rêve qu'elle le jouera un jour à nouveau:
Comme il dort mal à cause de cette vache qui a ses chaleurs à nouveau , ce n'est pas un livre de l'étagère ci-dessous qu'il prend mais ce livre qu'il rouvre sous un éclairage
nouveau après avoir lu L'effondrement de Nietzsche, du dr e.f. podach:
C'est une évidence qu'il n'accepte pas, il n'aura pas assez de ce qui lui reste de vie pour lire tout ce qu'il projette de lire, écrire ce qui est à écrire, il ne se
tiendra surtout pas au courant de la rentrée littéraire, il ne perdra plus de temps en conciliabule comme hier:
Il n'est pas sagement assis à lire un livre sur Nietzche, à lire (relire) Ma vie de Lou Andreas-Salomé. La rejoindre, tout plaquer, rien que l'idée suscite
depuis une semaine un mouvement plus ample que prévu, sa tête oscille, il erre un long moment sur desordre.net...
Ses groses compilations de Nietzsche lui servent à faire
poids pour caler la porte, au moins il ya des courants d'air par cette chaleur, il les avait lus en volumes isolés chez GF. A part pour les Simenon (encore que les éditions originales de sa
grand-mère sont mille fois mieux) et des...
un petit livre qu'il n'a jamais jeté, acquis en
première, qu'il n'avait jamais lu bien qu'il ait lu beaucoup de livres de Nietzsche. Il l'ouvre aujourd'hui avec un immense bonheur. C'est un autre livre de Gilles Deleuze, introuvable, épuisé,
qu'il lit avec bonheur, 51 pages plus des...
Il lit dans un court texte de Gilles Deleuze sur Nietzsche, épuisé, qu'il n'avait pu lire à l'époque mais qu'il avait gardé, allez savoir pourquoi (la couverture?):
L'unité de la pensée et de la vie, la vie active la pensée, et la pensée à son tour affirme la vie (des vies trop sages pour un...
Lectures en attente, lira-t-il ces livres un jour, acheté il y a huit jour, un an, cinq ans, qu'un jour il ouvre, ce jour rien, il a la tête comme une citrouille, les
sentiments bucoliques, il est trop éparpillé, il se concentre, ça lui coûte.
Dimanche soir, 15 juin 2008: Elle se retire quelque temps sur elle-même, loin de Lutz Bassmann, loin de Roberto
Bolaño, on se retrouvera début septembre, je suis d'accord aussi, on se retrouvera tous sur Epreuves début septembre, le temps de lire 2666, la Pléiade consacrée à Claude...
Dimanche 15 juin 2008: Ce livre traduit en Suisse par Walter Weideli, se nomme dans la traduction française de Bernard Lortholary, Le commis.
En parallèle De rerum natura. Lucrèce s'attaque aux doctrines de la métempsychose.
Son café est au lait avec un édulcorant (sucralose), elle...
Hors temps: là où elle est, elle hésite, elle en a marre de tous ces geignards contemporains. Alors, c'est le moment de lire enfin Lucrèce, lecture qu'elle avait
toujours remplacée. La traduction de Bernard Pautrat l'emporte dans la décision, elle avait lu sa traduction magnifique de L'éthique.
Mercredi 11 juin 2008: Retard d'une heure, ils changent une roue du train d'atterrissage. Deux ans auparavant au
décollage, le train d'atterrissage avait pris feu, catastrophe, pompiers, elle n'a pas oublié, elle oublie chaque fois tout le reste. Elle n'a pas renoncé pour autant à...
Mardi 10 juin 2008: Dans une perte de langue entière, face à une langue totalement étrangère, sans repère écrit des
mots, elle écoute de la musique, beaucoup, chantée par Kathleen Ferrier.
Hier dimanche 8 juin 2008, sur un pont au-dessus du Danube (qu'est-elle allée faire là-bas encore?), elle se dit
décidément qu'elle n'a rien compris à la vie.
Elle a reçu des signes forts sur la question, son écriture ne va pas dans le sens d'une adhésion, ils ont sûrement raison. Ne pas...
Parenthèse: Où quelques heures de décalage dans un même lieu conduisent à l'évitement, on tourne autour et se réfère ensuite à l'écrit net de François Bon grâce
au blog (http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1305; au passage on lira aussi le texte stimulant sur l'écriture...
'Ici:
elle oublie qu'elle fut Lisa puis Elsa, qu'elle fut Jeanne, la princesse borgne, elle oublie Santiago, l'avenue Salengro, elle est un rêve en forme dans mes phrases qui ne rêvent pas.
Jeudi 5 juin 2008: En plein dans une problématique que souligne Péter Estherhazy: "Et de s'interroger sur la
situation de l'écrivain dont le public attend des récits de préférence distrayants, qui le transportent dans un ailleurs. Le romancier serait donc aux ordres d'un tyran: Le Lecteur (...)...
Veille de mercredi 3 juin 2008: elle a des garde-fous, ce travail sans distanciation ne tombera pas dans un jeu
littéraire, son langage, les paroles dans les acteurs sont elle dans le monde. De là naît son langage et ce qui suit. Elle a lu aussi l'avenue Salengro...
Demain mardi 2 juin 2008, elle ne se situera pas aussi près d'elle-même, comme par réaction, comme si la distanciation était un équilibre précaire et
fragile.
Bientôt lundi 2 juin 2008: Elle a passé tout le dimance avec sa troisième personne, travaillant la distanciation avec son histoire à Santiago, s'élargissant au
monde.
Dimanche 1er juin 2008: Rarement le bonheur de lecture est dès l'ouverture d'un livre, dans une maison de la presse
qui plus est, Avenue Salengro par Jean-François Dupont, chez un petit éditeur, Jacques André Dimanche, qui sera au marché de la poésie, qui est sur...
Samedi 31 mai 2008: Elle est obligée d'y revenir, le 10ème prélude, elle connaît les versions, elle connaît les
interprétations par coeur aussi, un effet de Bassmann et Bolano sans doute qui la ramène à ses jeunes années de stagiaire à la prison Rodrigo Manuele: retour, écoute comme neuve de...
Vendredi 30 mai 2008: Elle cherche des traces de leur passage à Santiago dans la revue chaoid http://www.chaoid.com/ et c'est le vide suspect, L Bassmann contrôle sa biographie, il lâche
ce qu'il veut bien lâcher, il n'a pas changé. Elle est heureuse de s'être éloignée d'eux. Elle a des...
Jeu de la matière/ se retourne sur elle-même/ aléatoire/ séquences réversibles/ tournants/ fragmenter le fragmentaire/ greffer/ dans Diderot ou le matérialisme
enchanté, qui incite à reprendre Le neveu de Rameau, les Eléments de physiologie qui échappent. Puis aller des Détectives sauvages...