Mercredi 2 avril 2008

De retour de la ch 38, face à ses montagnes à vaches, elle revoit la mer d'Iroise à cause de ce texte:
Plutôt, j’imagine, pour assécher ces terres. Pour éviter le
retour de la mer. Qu’on sent proche, même si elle est loin. On sent qu’elle peut revenir à tout moment. Même s’il fait beau. Quand le ciel est bleu, il arrive, et pas seulement aux Helvètes au moment de migrer vers la Saintonge, qu’on pense que ça ne va pas durer. Qu’on le paiera. Les gens d’ici, qui... page 80, http://www.publie.net/tnc/spip.php?article95

sortir de soi, se répète-t-elle, en retournant dans son fichier, sa phrase, ses phrases partant de... allant vers


 

par Patrick Froehlich publié dans : chantier
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Mardi 1 avril 2008
Elle referme: "Cette pensée rétrospective est une instauration. En traitant comme des phrases usées celles qui s'offrent  immédiatement, on les place assez loin pour qu'elles gravitent autour d'une phrase imprononcée sans lui faire obstacle: le mouvement  vers le passé est d'abord négateur. Mais la phrase recherchée est prise elle-même dans une rétrospection cette fois affirmatrice" (Pierre Alferi, Titre 42), café, elle se met à ses propres phrases là où elle est, il fait noir, qu'importe le paysage extérieur, chambre 38, Hong Kong, ailleurs.
par Patrick Froehlich publié dans : chantier
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Lundi 31 mars 2008
Fin de la chambre 38, de retour en pleine lumière, après trois mois d'errance, ça y est, c'est parti, elle écrit leur relation tant qu'elle vit, là:


par Patrick Froehlich publié dans : écrire
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Dimanche 30 mars 2008
Dans l'émission d'une voix, l'instauration est une rétrospection. La tresse qui constitue la voix est sans modèle. La voix ne précède donc le texte sous aucune forme, elle ne se donne nulle part avant qu'un ensemble de phrases se soient formées... (Pierre Alferi)

















L'ennemi (R Pinget)
par Patrick Froehlich publié dans : lire/écrire
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Samedi 29 mars 2008
Depuis la chambre 38 de l'hôtel Le Plaisance de Brest, hier matin ou est-ce maintenant qu'elle écrit entre deux temps deux espaces:

par Patrick Froehlich publié dans : chantier
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Jeudi 27 mars 2008
Un lecteur de maison d'édition, le premier lecteur à vous avoir encouragé à poursuivre dans l'écriture il y a plusieurs années aux éditions de l'Olivier, lecteur devenu auteur que vous suivez attentivement depuis aux éditions Verticales, De beaux restes en 2002, quelques courts textes aux éditions Inventaire/Invention, un séjour à Kyoto sans doute avec Canal Tamawaga en 2005 + CD, Ton petit manège en février 2008 chez Verticales, on en parlera peu, ça se vendra a priori peu, j'extrais une phrase p99: C'est dommage pour les livres, d'avoir dû les laisser sur le trottoir, mais Paul était pressé, Hervé n'avait plus le temps, et tes livres, m'a dit Jeanne, de toute façon ne t'en fais pas, ils ne sont pas perdus pour tout le monde, tes livres, ils vont même faire des heureux, à commencer par elle, ouvrant des cartons, se servant, emportant dans un sac en plastique qui nous avait servi à trimballer de vieilles bouteilles d'huile...
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par Patrick Froehlich publié dans : lecture
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Mercredi 26 mars 2008

A un moment, sa poésie entre dans une forme, sa forme. Elle se libère (presque) de toute contrainte liée à une forme d'écriture. Sa musique est la forme majeure de ce qu'elle a à dire, est la musique, est poésie, elle n'a jamais su ce que voulait dire Poésie, les poèmes ne la touchent pas, elle écrit après avoir pleuré sur certaines phrases du YAS de MD, sur toutes les phrases, elle a refermé le livre, elle écrit son histoire à elle, rien que son histoire et je suis touché.

par Patrick Froehlich publié dans : langages
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Mardi 25 mars 2008

Puis elle est passée à la couleur comme il était passé à la couleur, mode d'expression auquel il avait résisté tant d'années, son langage explose, les photos aussi:

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(photo explosée d'Alain Bachelard sur une carrosserie de voiture)

par Patrick Froehlich publié dans : langages
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Lundi 24 mars 2008
Elle referme cette page du Contrat social: Tout concourt à priver de justice et de raison un homme élevé pour commander aux autres... L'intérêt personnel des Princes est premièrement que le Peuple soit faible, misérable, et qu'il ne puisse jamais leur résister.

Elle referme aussi On n'avait jamais vu un amour pareil? Jamais. Un amour comment? Tu vas le dire... On ne peut pas le dire. Elle (écrit) (MD dans YAS: On a parlé aussi, comme toujours on fait, de ce fait considérable, écrire. Des livres et des livres encore.)
par Patrick Froehlich publié dans : ne pas lire/ne pas écrire
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Lundi 24 mars 2008

Littérature, Politique, Olivier Rolin (http://www.publie.net/tnc/spip.php?article23): Je ne vois pas pourquoi écrire si ce n’est en effet pour arriver à de la beauté avec les mots. Il s’agit de savoir si la littérature est un divertissement, un rite social, ou bien un art, l’art des mots. Raconter des histoires, transmettre des idées, témoigner, des tas d’institutions bavardes s’occupent de ça, les grands-mères (du temps au moins qu’elles savaient « raconter des histoires »), l’université, les médias, le cinéma, même les partis politiques. Tramer de la beauté avec les mots, en revanche, est proprement l’objet de la littérature. Seulement on ne sait pas du tout en quoi consiste cette « beauté » verbale.
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par Patrick Froehlich publié dans : lire/écrire
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Dimanche 23 mars 2008
"Ceux qui parviennent dans les monarchies ne sont souvent que de petits brouillons, de petits frippons, de petits intrigants, à qui les petits talents (...) ne servent qu'à montrer au public leur ineptie aussitôt qu'ils y sont parvenus."
Du Contrat Social (GF 1058); Savannah Bay, Savannah Bay encore, et dire que j'avais dormi au théâtre de l'Iris il y a 10 ans, mauvaise journée, pendant que... éphémérité de la scène.
par Patrick Froehlich publié dans : ne pas lire/ne pas écrire
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Dimanche 23 mars 2008

Schoenberg éternellement contemporain dans ses dernières oeuvres, composées il y a tout juste cent ans, qui l'ont accompagnée toute la semaine, elle écrit dans un inconnu, surtout, revenant sur le corps, les corps peints, une fois, deux fois, vingt-trois fois.

par Patrick Froehlich publié dans : chantier
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Samedi 22 mars 2008
Elle écrit dans ça:
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par Patrick Froehlich publié dans : écrire
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Vendredi 21 mars 2008

C'était avant:

J'aime quand elle me dit ce qu'elle veut. Pascale Petit

L'air dans mes poumons. Béatrice Rilos

L'île, si seulement nous avions su en nous penchant un peu tournant la tête, en pluie sur nous ce duvet bleu ce bleuissoir de la mer,... Michèle Dujardin

Je m'assieds à la table de la cuisine, blanc beinge beige blanc c'est machinal... Lise Benincà

Puis elle referme tout, oublie tout, et écrit (à fond)

par Patrick Froehlich publié dans : langages
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Jeudi 20 mars 2008
Autour, des livres français, publiés récemment (12 derniers mois), absents des librairies (dont ceux de la collection Déplacement 2007), beaucoup sont introuvables sur le nouveau site des libraires indépendants (Place des libraires http://www.placedeslibraires.fr/). Que deviennent leurs auteurs dans la vie? ces livres ne méritaient-ils pas d'être publiés pour être lus? Y a-t-il eu erreur si le livre n'a pas trouvé son publique et que la Place des libraires ne lui permettra guère plus la rencontre? (ce site débute, ces livres sont par ailleurs accessibles sur www.fnac.com à qui le veut).
par Patrick Froehlich publié dans : lire/écrire
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