De retour de la ch 38, face à ses montagnes à vaches, elle revoit la mer d'Iroise à cause de ce
texte:
Plutôt, j’imagine, pour assécher ces terres. Pour éviter le retour de la mer. Qu’on sent proche, même si elle est loin. On sent qu’elle peut revenir à tout moment. Même s’il fait beau. Quand le ciel est bleu, il arrive, et pas seulement aux Helvètes
au moment de migrer vers la Saintonge, qu’on pense que ça ne va pas durer. Qu’on le paiera. Les gens d’ici,
qui... page 80, http://www.publie.net/tnc/spip.php?article95
sortir de soi,
se répète-t-elle, en retournant dans son fichier, sa phrase, ses phrases partant de... allant vers
par Patrick Froehlich
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A un moment, sa poésie entre dans une forme, sa forme. Elle se libère (presque) de toute contrainte liée à une forme d'écriture. Sa musique est la forme majeure de
ce qu'elle a à dire, est la musique, est poésie, elle n'a jamais su ce que voulait dire Poésie, les poèmes ne la touchent pas, elle écrit après avoir pleuré sur certaines phrases du YAS de MD,
sur toutes les phrases, elle a refermé le livre, elle écrit son histoire à elle, rien que son histoire et je suis touché.
par Patrick Froehlich
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Puis elle est passée à la couleur comme il était passé à la couleur, mode d'expression auquel il avait résisté tant d'années, son langage explose, les photos
aussi:
(photo explosée d'Alain Bachelard sur une carrosserie de voiture)
par Patrick Froehlich
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Littérature, Politique, Olivier Rolin (http://www.publie.net/tnc/spip.php?article23): Je ne vois pas pourquoi écrire si ce n’est en effet pour arriver à de la beauté
avec les mots. Il s’agit de savoir si la littérature est un divertissement, un rite social, ou bien un art, l’art des mots. Raconter des histoires, transmettre des idées, témoigner, des tas
d’institutions bavardes s’occupent de ça, les grands-mères (du temps au moins qu’elles savaient « raconter des histoires »), l’université, les médias, le cinéma, même les partis politiques.
Tramer de la beauté avec les mots, en revanche, est proprement l’objet de la littérature. Seulement on ne sait pas du tout en quoi consiste cette « beauté » verbale.
par Patrick Froehlich
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Schoenberg éternellement contemporain dans ses dernières oeuvres, composées il y a tout juste cent ans, qui l'ont accompagnée toute la semaine, elle écrit dans
un inconnu, surtout, revenant sur le corps, les corps peints, une fois, deux fois, vingt-trois fois.
par Patrick Froehlich
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C'était avant:
J'aime quand elle me dit ce qu'elle veut. Pascale Petit
L'air dans mes poumons. Béatrice Rilos
L'île, si seulement nous avions su en nous penchant un peu tournant la tête, en pluie sur nous ce duvet bleu ce bleuissoir de la mer,... Michèle Dujardin
Je m'assieds à la table de la cuisine, blanc beinge beige blanc c'est machinal... Lise Benincà
Puis elle referme tout, oublie tout, et écrit (à fond)
par Patrick Froehlich
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