Lundi 21 avril 2008
Dans le manque de repère apparent, apparaît une communauté de lecture un matin, révélée par les éditions Argol (www.argol-editions.fr). On y retrouvera Valère Novarina (et Jacques Roubaud/Florence Delay prédemment cités http://epreuves.over-blog.com/article-18889835.html, Philippe Forest, Eric Chevillard, Frédéric-Yves Jeannet entre autre). Rencontre croisée écriture/photo, écriture/peinture dans laquelle par ailleurs se situe la présente écriture en cours hors blog.
 
par Patrick Froehlich publié dans : lire/écrire
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Lundi 21 avril 2008

Il

Il la rattrapera au cours du récit, revenant de loin, très loin. Ils se rejoindront à la fin dans le même temps présent. Ce qu'il y a, le seul problème, c'est qu'il lui échappe.
par Patrick Froehlich publié dans : chantier
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Dimanche 20 avril 2008
Elle revient en grande forme et plus déterminée que jamais à reprendre ce texte qui jusqu'à présent n'avait pas atteint la forme voulue.
Elle a enfin lu Graal théâtre de Florence Delay et Jacques Roubaud, enfin découvert dans un coin de librairie. Elle avait oublié que Florence Delay avait écrit Extemendi et Minuit sur les jeux et d'autres. Elle n'avait pas oublié mais elle avait oublié que le temps passe trop vite parfois, vite.
Dommage qu'elle ne se montre toujours pas et moins que jamais.
par Patrick Froehlich publié dans : écrire
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Dimanche 13 avril 2008

Elle reviendra le 13 avril prochain, ce qui permet d'écrire ou de rentrer dans le texte d'Emmanuel Adely, Genèse (Seuil, Fiction & Cie): une langue, une phrase, le jeu de la répétition déplaçant insensiblement  le sujet du il au je (pages 37-38) ou de retourner dans les livres réjouissant évoqués récemment, entre autre:


L'écrit fait masse, Michel Falempin

Yann Andrea Steiner, Marguerite Duras
Jacques Josse, Dormants
L'ennemi, Robert Pinget
Ton petit manège, Philippe Adam
Balayer, Fermer, Partir, Lise Benincà

 

par Patrick Froehlich publié dans : ne pas lire/ne pas écrire
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Jeudi 10 avril 2008
elle découvre sur http://www.publie.net/tnc/spip.php?article114 Michel Falempin, "connais pas", elle commande un exemplaire de L'écrit fait masse épuisé, introuvable, à 2 euros d'occase: les bougresses en haie foulent l'armoise et la rue; des vespasiennes au porche historié du bordeau, leurs perruques brasillent; la brume lacrymogène, à l'aube, sur des landes, recouvre des battues de soudards dans des brousailles de finis-terrae; On n'a plus le droit d'écrire comme ça, interdit,  c'était les années..., dit-elle, en retournant à sa propre écriture interdite. A quand une mise en ligne numérique de ce texte pour un accès et une diffusion plus large que jamais?, de ce livre édité par Jean Ristat, qui édite le premier samedi de chaque mois Les Lettres Françaises en supplément de l'Huma, difficile de trouver l'Huma chez un marchand de journaux le samedi par ici, ça existe encore? qui lit ça?
 
 
par Patrick Froehlich publié dans : lire/écrire
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Mercredi 9 avril 2008

Ce matin, elle a trouvé le ton, elle a trouvé la langue après un mois et demi à tourner (http://epreuves.over-blog.com/article-16880488.html), vite elle l'a saisie . Elle n'a pas vu l'heure passer, elle est épuisée de bon matin. Elle ouvre Outside au dernier article. Dedans il y a l'histoire de Théodora inachevée inachevable, développée ensuite dans Yann Andréa Steiner, l'histoire de Théodora Kats qui errait dans une gare, dans une chambre, qui avait demandé sa plus belle robe et aussi d'être fardée.
Elle referme ce livre et tout sera bien pour la journée qui s'ouvre.
  


par Patrick Froehlich publié dans : écrire
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Mardi 8 avril 2008
D'abord il y avait eu cet exemplaire des Yeux verts des cahiers du cinéma au Relay de l'aéroport de Prague, qu'est-ce que ça fait là?, introuvable en France, puis il y avait eu l'été 80 qui n'a pas bonne presse et aussi L'enfant qu'elle lit sur un CD puis Yann Andréa Steiner  qui a encore moins bonne presse alors que de ce livre elle pourrait retranscrire ici chaque page comme cette page 51 de son Folio 3503 qu'elle rouvre comme quelque chose de sacré sans qu'elle ne sache plus ce que "sacré" veut dire:
Et voici: Soudain les nuits ont été chaudes. Et puis les jours.
Et les petits enfants des colonies ont fait la sieste sous les tentes bleues et blanches.
Et l'enfant qui se tait avait les yeux fermés et rien ne le distinguait des autres enfants.
Et la jeune monitrice était venue près de lui. Et il avait ouvert les yeux. Tu dormais? Toujours ce sourire d'excuse, il ne répond pas. Tu ne sais pas quand tu dors? Il sourit encore, il dit qu'il ne sait pas bien.
Tu as quel âge? Six ans et demi il dit. La monitrice, ses lèvres tremblent. Je peux te faire un baiser? Il sourit, oui.
par Patrick Froehlich publié dans : lire/écrire
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Lundi 7 avril 2008
Dans cette phase de lecture compulsive et boulimique, peu de livres atteignent une réelle profondeur, comme dans la vie quotidienne, se dit-elle en projetant de retourner dans les mémoires de Saint-Simon.
par Patrick Froehlich publié dans : écrire
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Dimanche 6 avril 2008
Le café qu'elle s'est fait est trop fort ce matin, elle est obligée de rajouter trop de lait, elle a peur de grossir et elle ne peut pas se le permettre, pas en ce moment.
par Patrick Froehlich publié dans : chantier
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Dimanche 6 avril 2008

Revenant sur le texte que lui a transmis François Bon généreusement (merci mais elle voulait l'acheter en ligne à 1 euro 30  http://www.publie.net/tnc/spip.php?article105), un très sensible texte à un moment où le temps manque pour aborder les 1000 pages de 2666 de Roberto Bolano alors qu'elle n'en est que page 70 des Démons de Dosto, il n'y a ici que trente-deux pages très aérées, il y a ici aussi toute la vie de Jacques Josse que je découvre en photo aussi et dans le texte sur le blog de FBon mis en ligne quelques heures plus tôt (http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1235), lectures croisées et vertige, ici pris en plein dans le texte Dormants:

Eplorée, foulard crème, joues grises, relit, traits tirés, les exvoto
réunis sous le porche d’une chapelle bâtie pour honorer
les péris, à mi-pente, sur le granit bleu, entre Paimpol et
Bréhat.


Imagine, cassée en deux devant un mur humide, de nombreux
doris pris dans des tentures de brume – avec, givrés
dedans, des rameurs aux yeux hagards – puis, venue du
dessous, une série de plaintes furtives, sorties d’un requiem
joué par un squelette (phalanges d’or et cheveux ébouriffés
par les vagues) sur un piano resté stable et bien accordé
sous l’eau.
par Patrick Froehlich publié dans : ne pas lire
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Samedi 5 avril 2008
Dans l'urgence (d'André Marcowicz), elle a oublié d'ouvrir la fenêtre sur:

par Patrick Froehlich publié dans : ne pas lire/ne pas écrire
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Samedi 5 avril 2008
Reprenant Les Démons de Dosto (Babel 145) traduit par André Marcowicz, revient la voix d'André Marcowitz, l'urgence dans sa voix quand il va du français au russe dans les poèmes russes, du russe au français, quand il évoque Anna Akhmatova, l'urgence, vite, à écrire se dit-elle (à quoi ressemble-t-elle donc?) en refermant son blog.
par Patrick Froehlich publié dans : ne pas lire/ne pas écrire
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Vendredi 4 avril 2008
On aimerait voir une photo d'elle, à quoi elle ressemble, à force... elle préfère dialoguer avec  http://www.publie.net/tnc/spip.php?article107 , qu'on ne vienne pas la chercher
ici ni ailleurs
par Patrick Froehlich publié dans : chantier
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Jeudi 3 avril 2008
présentement, ailleurs qu'ici où c'est encore la nuit:
par Patrick Froehlich publié dans : langages
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Jeudi 3 avril 2008
Hors 3 avril 2008, elle prolonge le mouvement de son monde. Sa syntaxe, sa grammaire, la forme de son texte son à l'image de sa liberté; l'écrit, le sien, détermine la forme de ce monde dans lequel le jour n'est pas encore levé; elle tombe dans le bruit à venir de ce jeudi 3 avril 2008.
par Patrick Froehlich publié dans : pensées
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