, à Chagny aussi où il a posé ce que tous les habitants surnomment, dans
l'incompréhension générale, le boulon:
, à Chagny aussi où il a posé ce que tous les habitants surnomment, dans
l'incompréhension générale, le boulon:

Veille de mercredi 3 juin 2008: elle a des garde-fous, ce travail sans distanciation ne tombera pas dans un jeu
littéraire, son langage, les paroles dans les acteurs sont elle dans le monde. De là naît son langage et ce qui suit. Elle a lu aussi l'avenue Salengro (http://epreuves.over-blog.com/article-20062024.html), l'écriture
était une évidence, ici aucun jeu de construction stérile.
Demain mardi 2 juin 2008, elle ne se situera pas aussi près d'elle-même, comme par réaction, comme si la distanciation était un équilibre précaire et fragile.
Lundi 26 mai 2006: Ramenant une phrase de l'imparfait au temps présent, Elsa/Lisa modifie le sujet de la troisième à la première personne (elle avait écouté hier le 8ème prélude du premier livre de Cl. Debussy, écrit il y a cent ans, partition en mains, joué par ABM en concert). Son je s'exprime alors, enrichissant la phrase, la développant, l'allongeant. Epuisée, vite, elle se réfugie à nouveau dans l''écriture au passé.
Dimanche 25 mai 2008: Peu avant la publication du Toison, je l'ai remmenée à Santiago. Elle n'y a retrouvé
personne qu'elle connaisse, directement ou indirectement, aucune mémoire de ses années de stagiaire, ils étaient tous tournés vers leur nouvelle présidente (son Lutz Bassmann et
son Roberto Bolaño, n'en parlons pas plus que de leur réal-viscéralisme post-exotique), on a même poussé une pointe jusqu'en Patagonie, rien, et puis ça ne sert à rien de ressasser, on en est à
l'après l'Elsa de Distance, silence, elle s'appelle maintenant Lisa, vas-y, je lui dis, rentre dans ton écriture, Lisa.
(Patagonie 2006)
