Vient de paraître sur publie.net Distance, silence (http://www.publie.net/tnc/spip.php?article94)
en collection Formes brèves, voici le début:
distance, silence
patrick froehlich
patrick froehlich _ www.publie.net
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On part à pied, pas besoin de bottes pour ce périple, de
la place de l’église quand il fait encore nuit, pour un périple
extrême, je dis extrême comme si je vous emmenais dans les
montagnes russes, alors que c’est très simple en fait, je vous
préviens d’avance, laissez tomber vos préjugés, oubliez tout,
je vous emmène hors temps dans le silence le plus
admirable, le silence qui fait qu’après, le bruit de l’agitation,
vous le supporterez difficilement.
par Patrick Froehlich
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Post-scriptum aux miettes philosophiques, Kierkegaard (TEL 149); Derrière la baignoire, Colette Audry (Folio 1504); L'or du scaphandrier, Jean Rolin (L'escampette); Ton petit manège, Philippe Adam
(Verticales); Cafés de la mémoire, Chantal Thomas (Seuil); La métaphore vive, Paul Ricoeur (Essais Point 347) ...
la mère aura à se
dépatouiller avec les diverses administrations voraces et sans pitié, pourvu qu’elle n’ait pas affaire à un nazi aux impôts comme ma mère, il était prêt à lui faire revendre sa maison sous
quinzaine, c’est la loi, vous avez quinze jours pour payer les droits comment voulez-vous la banque demande un mois, il ne veut pas le savoir débrouillez-vous, c’est décidé, je m’y remets jusqu’au
prochain abandon quand ça sera à nouveau trop rude... Discours sur l'inégalité, Jean-Jacques Rousseau (GF 143); Commentaire autorisé sur l'état de squelette, Eric Chevillard (Fata
Morgana)...
par Patrick Froehlich
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(lieu de la semaine dernière)
"
A quoi tient le souvenir d'un lieu" est-il écrit sur la quatrième de couverture de Balayer Fermer Partir à 13 € aussi inscrit en quatrième de couverture à droite du code barre
inesthétique, puis-je lire avec autosatisfaction dans le lieu retrouvé qui affichera ça quand le soleil se lèvera, ils annoncent de la pluie, j'écris derrière cette porte:
(et aussi dans
http://epreuves.over-blog.com/article-16490439.html)
par Patrick Froehlich
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Pour tremper dans la soupe de ce matin

qui accompagnera les pattes de poulet
par Patrick Froehlich
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Parfois, sans qu'on s'y attende, un livre de plus, non... tout le contraire... la lecture vous happe comme ce matin dans le livre fraîchement sorti de Lise Benincà,
Balayer Fermer Partir (Seuil, coll. Déplacements), il renvoie à sa propre écriture à rouvrir tout de suite, on reprend espoir, les phrases, la forme qui colle au propre flux de
sa vie a été publiée, les ventes seront faibles et pourquoi?, le flux de ses phrases stimule le flux des miennes qui sont à écrire,
premier paragraphe de son livre: "Je m'assieds à la table de la cuisine, blanc beige beige blanc, c'est machinal, encore, décompter les carreaux de faïence au-dessus de l'évier. Moi assise
là dans l'odeur du lait tiède, le matin, coudes collant à la toile cirée, les yeux à refaire le décompte, encore une fois, horizontalement blanc beige beige blanc puis de nouveau blanc beige beige
beige. Percer le sens de cette suite logique."
par Patrick Froehlich
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La méduse est goûteuse si on ne pense pas qu'il s'agit de méduse, les pattes de poulet valent surtout par la sauce. En fait, ma grand-mère aussi plongeait des pattes de poulet dans
sa soupe. La langue de canard n'est pas aussi tendre que la langue de boeuf que j'ai toujours détestée, il y a un petit os longitudinal au milieu de la langue de canard
qui oblige à manger salement selon nos critères.

(ingrédients pour la soupe)
par Patrick Froehlich
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