Dimanche 18 mai 2008

Dimanche 18 mai 2008:Hier, elle était en plein dans le bleu vert rouge, dans l'odorant et le nauséabond, ça me casse les oreilles, les énormes cumulus au fond, ce qu'elle ne transcrit pas ainsi aujourd'hui, elle est dans sa dynamique sensorielle au présent des sensations d'hier.

par Patrick Froehlich publié dans : voyage/déplacement
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Vendredi 16 mai 2008
Vendredi 16 mai 2008: Elle transpose un passage du il/elle au je, permettant de faire dire ce qu'elle ne pouvait initialement autoriser à deux personnages éloignés d'elle. L'alternance dans une même phrase de la troisième et de la première personne donne un rythme, reflet de ses perceptions, risque la perte du lecteur, ne pas le perdre, se dit-elle seulement après, dans la phase réflexive.
par Patrick Froehlich publié dans : voyage/déplacement
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Jeudi 15 mai 2008
Jeudi 15 mai 2008: C'est ici, relisant ce qu'elle a écrit hier, maintenant, que ça s'est passé, maintenant qu'elle l'écrit et pas hier. Elle reprend sa phrase à l'imparfait,  elle la met au temps présent, rajoutant dedans de son énergie du matin puis glisse à nouveau dans les temps passés. 
par Patrick Froehlich publié dans : voyage/déplacement
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Mercredi 14 mai 2008
Mercredi 14 mai 2008: Tout ce qu'elle a écrit sur l'écriture se faisant est digéré, intégré, partie d'elle-même (depuis "belle lurette") pour que ce matin l'écriture avance, qu'elle avance dans le flux sans penser aux mécanismes sur lesquels elle reviendra un autre jour.
par Patrick Froehlich publié dans : écrire
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Mardi 13 mai 2008
Mardi 13 mai 2008: parmi les expressions désuètes favorites aussi, il y a sourd comme un pot, muet comme une carpe, mettre la charrue avant les boeufs.

Mardi 13 mai 2008: Et comme pour la contredire sur la narration contemporaine rejetée, elle referme un livre récent, Dans les veines ce fleuve argent, premier roman de Dario Franceschini (ed. L'arpenteur), un pur bonheur de lecture, et c'était une forme narrative au passé, idéale pour qu'elle ne le lise pas. Elle prend toute les formes, tout dépend de ce qu'elle a à dire/écrire.
par Patrick Froehlich publié dans : voyage/déplacement
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Lundi 12 mai 2008
Lundi 12 mai 2008: Lui manquait le narrateur neutre, pas si neutre, lui permettant de glisser du je au il/elle (autorisant l'expression de l'instrospection, entre autre), revenant dans le dialogue et l'action à la première ou la seconde personne, c'est selon.

Lundi 12 mai 2008: Elle affectionne les expressions populaires désuètes (alors que la narration lui est douloureusement désuète) comme: Tirer les vers du nez, être vêtu comme un as de pique.
par Patrick Froehlich publié dans : voyage/déplacement
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Dimanche 11 mai 2008
Dimanche 11 mai 2008: Glisser insensiblement du présent au passé au présent entraîne une perte des repères rassurant pour le lecteur. Le tout est de l'emmener à son insu. Alors seulement il peut être brusqué sans craindre de le perdre. Encore faut-il l'avoir acquis à la cause première: commencer la lecture, travail de l'éditeur, de l'attaché(e) de presse, de l'auteur, tout le monde met la main à la pâte, après avoir terminé le texte mais tous ne sont pas d'accord sur ce point. Et pendant l'écriture du texte? Ne pas baisser les bras, la mécanique est une affaire de cuisine privée qui s'étudie à titre posthume (comme la mécanique de Saturne V, la plus complexe qu'ait conçu l'homme, en l'occurrence le même ingénieur Von Braun qui avait conçu les V1 et les V2 lui apprend Antonio Muñoz Molina dans Le vent de la lune, se garde d'afficher la Nasa).

par Patrick Froehlich publié dans : voyage/déplacement
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Samedi 10 mai 2008
Samedi 10 mai 2008: Elle défend qu'écrire au présent n'est pas tricher. Au contraire. Ecrire dans le présent à l'imparfait est tricher, ses images sont présentes au moment de l'écrite, les mettre au passé crée une distance artificielle. Le présent donne vie à l'écrit. Mais en son for intérieur, elle a parfois aussi besoin de glisser vers l'imparfait, elle jongle avec ces différentes temporalités, exercice plus puissant que tous les voyages dont elle est revenue:
par Patrick Froehlich publié dans : voyage/déplacement
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Vendredi 9 mai 2008
Vendredi 9 mai 2008: Elle n'a jamais adhéré aux théories ni aux courants, n'a pas cru dans les avant-gardes pour ce qu'elles sont ni les expérimentations (pour ce qu'elles sont aussi). Mais. Mais il y a un langage à élargir, ses frontières à repousser, de nouveaux champs sur lesquels s'ouvrir. C'est si facile et si difficile. Elle reprend ce qu'elle a écrit hier.
par Patrick Froehlich publié dans : chantier
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Jeudi 8 mai 2008
Jeudi 8 mai 2008: Elle écrit la juste distance en transit, c'est gate 38 qu'elle la trouve:

 


par Patrick Froehlich publié dans : voyage/déplacement
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Jeudi 8 mai 2008
L'auteur de:  au programme de l'épreuve de Normale 2666 (http://epreuves.over-blog.com/article-19081785.html) était Florence Pazzottu, La tête d'un homme, Ed du Seuil, collection Déplacements paru en avril 2008
par Patrick Froehlich publié dans : lecture
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Mercredi 7 mai 2008
Mardi 7 mai 2008: Elle se dit qu'elle y va, elle va dans son sujet, elle a la distance même si la réalité lui colle au corps (par téléphone). Revenant de ces quelques jours qui ont constitué une coupure, c'est le moment d'y aller, même épuisée par le décalage, elle en profite.

Mercredi 8 mai: la distance et l'attaque.
par Patrick Froehlich publié dans : voyage/déplacement
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Mardi 6 mai 2008

Mardi 6 mai 2008 en décalage complet, elle a les pieds dans le coeur, la profondeur, c'est du sérieux, pleine de détermination à aller dedans, l'écriture se fera, le flux de sa vie, elle est dans le flux. Balayé le fond du fond, le plus bas que bas, pas oublié mais balayé (rien d'idéalisé ou bucolique) là:

 
 
par Patrick Froehlich publié dans : écrire
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Lundi 5 mai 2008
Dimanche 4 mai (+6heures = 5 mai): L'attaque se fait dans le vide, l'attaque oscille et ne porte pas, la phrase perd ses repères dans les décalages et les langues hispano anglo française. L'attaque doit être précise. Elle ne lâchera pas, ça mûrit entre:
par Patrick Froehlich publié dans : voyage/déplacement
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Samedi 3 mai 2008

Samedi 3 mai 2008 + 6 heures: Son écriture superficielle n'est pas superficielle, elle paraît mais n'est pas. Au plus près d'elle, au plus près qu'elle puisse être elle y va, dedans, elle va dedans dès l'ouverture de la phrase.

Dimanche 4 mai 2008: L'attaque

par Patrick Froehlich publié dans : pensées
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